Parlons créations d'ici et d'ailleurs avec… Marie-Julie Gagnon

Confession du mardi matin: J’admire énormément Marie-Julie Gagnon. Elle fait un boulot extraordinaire et je ne manque aucun de ses articles voyages, que ce soit sur EnTransit.ca, Taxi-Brousse ou le blogue Copines en cavale, trois liens à ajouter à vos favoris si vous aimez voyager et découvrir de nouvelles destinations. De plus, Marie-Julie a lancé un blogue vidéo dédié aux auteurs, est rédactrice en chef du magazine Fuga Destination Spa et a déjà publié plusieurs livres, dont la série pour enfants Lily Têtue.

C’est à se demander quand elle prend le temps de dormir… ou comment elle a réussi à trouver un moment pour répondre à ces quelques questions. Elle a de la jasette, j’aime ça, et j’ai été incapable de couper dans ses réponses tellement tout était passionnant!

Lorsque tu magasines, tentes-tu d’encourager avant tout les créateurs d’ici?

Dans la mesure du possible, oui. J’adore écumer les allées de La Grande braderie de la mode québécoise, par exemple. J’essaie par contre de ne pas aller trop souvent dans des boutiques comme Unicorn parce qu’il est difficile d’en sortir les mains vides. Idem pour la boutique de Katrin Leblond, que je REFUSE d’aller visiter depuis que j’ai découvert son site Web, parce que je sais que je voudrai tout acheter! lol

Cela dit, j’avoue me sentir un peu moins coupable quand je craque pour un morceau s’il est made in Québec. ;-) Mais comme j’ai un budget limité (maudite hypothèque!), il est évident que je dois m’imposer des limites.

Selon tes observations de voyageuse, trouves-tu que le Québec est bien représenté au niveau de la mode, à l’internationale?
Tu veux dire si je vois des créations d’ici dans les boutiques à l’étranger? Je ne me souviens honnêtement pas en avoir vues (Roots from Ontario, ça compte-tu?). Mais il faut dire que quand je voyage, je m’attarde surtout aux designers du pays visité. Ça fait d’ailleurs partie des choses que je note systématiquement. Quand je me rends quelque part, j’aime connaître les tendances tant au niveau de la mode que de la bouffe. Il m’arrive aussi d’acheter des magazines à potins sur place pour avoir une idée de leur star-système, même si je ne reconnais aucun visage et n’arrive pas à déchiffrer ce qui est écrit (hi! hi!). Évidemment, la culture et les questions sociales me préoccupent aussi beaucoup.
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Quels sont tes créateurs et designers Québécois favoris?
Je suis maintenant ambassadrice de Lolë, une marque d’ici parfaitement adaptée à mon style de vie. Les collections comportent autant des vêtements de voyage, de sport et du «linge mou» hyper-confo, élément essentiel de toute garde-robe de fille qui travaille principalement de la maison. J’adore! Je suis aussi une fan de Katy St-Laurent, une ex-cycliste professionnelle qui a lancé sa propre griffe, KSL, il y a quelques années. Elle m’a offert quelques pièces à tester en voyage l’année dernière et, depuis, ça me coûte cher (lol)!

Je ne compte d’ailleurs pas le nombre de fois où j’ai reçu des commentaires sur mes tenues en voyage, alors que je portais l’une ou l’autre de ces deux marques (il faut dire que je n’hésite pas à opter pour des couleurs éclatantes, ce qui ressort dans une foule vêtue de vêtements sombres). Une fois, à Vancouver, une mémé toute nue m’a même complimentée sur la tunique KSL que je venais d’enfiler dans le vestiaire d’un spa! lol

L’achat dont tu es la plus fière?

Une tunique achetée en Inde il y a cinq ans que je porte encore régulièrement en voyage. Un sac de touareg déniché dans un marché de Bamako. Des thai pants rapportées de Chiang Mai, que je porte tout le temps même s’ils sont troués. J’adore fouiner dans les marchés et trouver des pièces uniques, que je ne risque pas de revoir ailleurs. Par contre, j’ai horreur des copies!

Une découverte mode (boutique, tendance, designer) faites à l’étranger?
À Buenos Aires, j’ai été complètement séduite par la boutique de la griffe Las Oreiro, dans le quartier Palermo. Il paraît qu’elle a été lancée par une actrice célèbre. Tant la déco que les créations nous donnent l’impression de nous retrouver dans un film. J’ai aussi beaucoup aimé les petites boutiques hyper-abordables et bouillonnantes de créativité du quartier San Telmo.

À l’aéroport de Puerto Vallarta, j’ai capoté sur TOUT ce qu’il y avait dans la boutique
Pineda-Covalin.

À Hong Kong, j’ai eu le coup de foudre pour certaines créations de
Shanghai Tang, haute couture made in China. J’aime quand une griffe conserve certaines touches traditionnelles. J’avais aussi aimé découvrir les robes de soirée de Ranee K (voir ci-bas).

Quand je vivais à Taïwan, j’ai eu l’occasion d’assister à un défilé de
Shiatzy Chen, LA star de la mode de l’île de Formose. L’événement se déroulait dans un hôtel légendaire. Les créations étaient magnifiques, mais je dois dire que j’avais été encore plus impressionnée par le décorum.

Je continue?

Un gros merci à Marie-Julie pour nous avoir donné envie d’acheter local… Et de partir à l’étranger découvrir les créateurs d’autres pays. Vous pouvez la suivre sur twitter ainsi que sur ses nombreux blogues, tels que nommés plus haut.

(Pssst! La semaine prochaine, Marie-Julie jasera produits de beauté, mais d’ici vendredi vous saurez tout sur les vêtements pratiques qui ne quittent jamais ses valises!)


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